Cessez de vouloir "sauver" l'Afrique !

La colonisation 1825 1950 est venue puis a cessé. Les pays de vieilles cultures, comme la Chine, l'inde, la Corée, le Vietnam, ont retenu en souvenir de l'aventure coloniale quelques technologies et théories sociopolitiques, puis ont repris sans trop de mal le cours de leur Histoire, dans le sens de leur évolution antérieure : ils sont « en voie de développement ». L'Afrique subsaharienne, non. L'Afrique noire n'est pas en voie de développement.
Après les incursions de l'Occident, l'Afrique noire, comme les autres pays colonisés, est retournée au statu quo ante. Contrairement à d'autres, elle n'a pas retrouvé en elle-même une culture qui lui aurait permis de poursuivre un développement satisfaisant, parce qu'une telle culture n'y était pas quand la dernière vague de colonisation occidentale a débuté.
En Afrique, au milieu du XIXe siècle, quand a débuté la mise sous tutelle intensive de l'Afrique qui a reçu sa consécration au Traité de Berlin, il n'existait pas une culture « africaine » commune, mais une myriade de petites cultures, en processus de sédimentation par la conquête les unes des autres, dont aucune ne semblait en mesure de s'unir à la culture occidentale pour produire une culture hybride dans laquelle l'Afrique aurait pu se reconnaître.
Prenant acte de cette absence d'une culture africaine partenaire, le colonisateur a donc mis en place les outils d'acculturation, dont la scolarisation est le plus puissant, en en excluant si totalement la réalité locale qu'aucune transfertilisation ne pouvait en résulter, seul un passage réussi ou raté à la culture dominante. L'alternative d'une culture hybride a été simplement écartée.
Normalement, dans une relation aussi inégale, l'Afrique se serait mise totalement à la culture occidentale. Elle n'en a pas eu le temps. Pas le temps, parce que l'occupation effective de l'Afrique a été bien brève, mais surtout parce que la population occidentale les colons n'y ont jamais été assez nombreux pour qu'ils constituent vraiment, hors des villes, un élément significatif de la population.
Le choc des cultures a été ainsi réduit à sa plus simple expression, évitant les frictions, mais aussi l'acculturation spontanée qui découle d'une simple familiarité. Pour l'ensemble des territoires dits colonisés, la présence européenne était presque mythique, tout entière incarnée dans le fonctionnaire n'intervenant qu'en situation officielle.
Les populations rurales africaines n'ont jamais eu avec les Européens des contacts autres que fonctionnels, les contacts inévitables que doit avoir une population conquise avec une force d'occupation. L'Occident a violé l'Afrique par inadvertance, il ne voulait même pas la toucher. Conséquence de cet apartheid de fait, ce n'est que dans les villes, plus précisément dans les capitales, que le contact a été suffisant pour qu'en résulte le passage à la civilisation occidentale d'un nombre significatif d'Africains.
En toute fin de colonisation et durant les années qui ont suivi, on pouvait voir, dans les rues de Dakar, de Brazza et d'Abidjan, des Africains de classe moyenne et même modeste, s'identifiant comme Sénégalais, Congolais ou Ivoiriens, mais tout à fait occidentalisés. Ce sont ces Africains, en apparence totalement occidentalisés qui, avec le temps, introduisant peu à peu dans la culture importée la spécificité venant d'une adaptation aux circonstances et aux conditions locales, en aurait fait une culture hybride propre au pays et à ses gens.
Pour qu'ils y parviennent rapidement, il aurait fallu qu'ils soient nombreux. Pour qu'il y en ait eu assez, il aurait fallu l'influence de centaines de milliers de colons occidentaux en Afrique.., mais on n'a pas vraiment colonisé l'Afrique. On aurait pu avoir le même résultat avec très peu de colons, puisqu'une culture ne diffuse pas tant des gènes que des memes - les conquistadors n'étaient pas si nombreux ! - mais il aurait alors fallu du temps. Des siècles.
C'est l'impact cumulé du nombre trop restreint de colons et d'une période d'occupation trop brève qui a fait que l'embryon de ce qui aurait pu devenir enfin, après des siècles d'interrègne, une culture africaine fonctionnelle, se soit retrouvée au lendemain de la décolonisation, dans une situation de grande faiblesse et ne pouvant compter sur l'amour de personne.
Avec sa pauvreté, sa dépendance totale envers le monde développé qui ne soustrait de son exclusion que quelques secteurs économiques où il est encore possible de l'exploiter, son impuissance manifeste à susciter en son sein le leadership qui pourrait la sortir de son malheur, l'Afrique subsaharienne ne permet pas aujourd'hui vraiment d'espoir.

# Posté le vendredi 10 août 2007 21:16

Cessez de vouloir "sauver" l'Afrique !

Cessez de vouloir "sauver" l'Afrique !
Avec la prolifération de la misère dans une population qui se multiplie à un rythme effarant, l'avenir de l'Afrique paraît encore plus désolant que son présent. Pourquoi tout un segment du tiers-monde ne progresse-t-il pas, mais régresse?
On cherche souvent les causes de cette catastrophe dans la colonisation. Ce pourrait être une explication que son évidence rendrait assez futile, puisqu'elle ne change rien à la situation actuelle. Elle ne sert, en fait, qu'à aviver, chez la population des pays développés, un sentiment de culpabilité, dont on n'est plus sûr s'il permet que l'on fasse de meilleure grâce des cadeaux à l'Afrique, ou s'il n'est pas devenu plutôt une incitation à fermer les yeux, pour ne pas voir les conséquences navrantes des gestes qui ont été posés.
Cette dénonciation du colonialisme n'est pas seulement futile, cependant, mais nocive, car elle fausse le diagnostic du sous-développement de l'Afrique subsaharienne, biaise la lecture du syndrome et conduit à prescrire un traitement inapproprié.
OUI, la « colonisation », au sens restrictif où nous l'entendons ici de la conquête du monde entier par l'Occident, durant la période allant environ de 1825 à 1950, a certes contribué à la genèse du sous-développement que nous voyons aujourd'hui en Afrique. Dans certaines régions, le hiatus ainsi introduit a interrompu le développement naturel de la culture locale, particulièrement de la culture sociétale qui n'est jamais arrivée à maturité.
Ceux qui normalement auraient pu se réclamer de cette culture en ont été privés et ont dû s'en remettre à d'autres modèles, importés d'ailleurs, renonçant donc à vraiment façonner l'évolution de leur destin. Acceptons avec lucidité que cette rupture des liens de continuité avec leur histoire et leurs traditions, qui auraient permis qu'y naissent et s'y développent un ou des modèles originaux de développement, a eu sur les sociétés colonisées une influence néfaste. Cela étant dit, toutefois, on n'a pas tout expliqué.
Dans une perspective historique, la colonisation 1825-1950 a été un feu de paille. En Afrique subsaharienne, l'occupation en moyenne n'a duré que deux à trois générations. Tombouctou n'a été occupé qu'en 1893, libérée avec le reste du Mali en 1958. J'y ai rencontré, en 1974, un vieux marabout qui prétendait se souvenir de la région AVANT la présence française.
Durant cette période 1825-1950, toutefois, il serait plus exact, de dire que le monde a été « asservi » plutôt que colonisé, puisque la colonisation, au sens strict implique d'occuper un territoire pour y installer ses propres gens, n'a pas été la plupart du temps le but premier de l'entreprise dite colonisatrice. Les vraies démarches de peuplement, comme en Algérie, ont été l'exception.
L'Inde n'a été vraiment qu'administrée, la présence anglaise y demeurant une mince pellicule sur la vaste population locale ; la Chine, Hong Kong ou Macao mis à part, n'a été à cette époque ni

# Posté le vendredi 10 août 2007 21:12

Cessez de vouloir "sauver" l'Afrique !

Cessez de vouloir "sauver" l'Afrique !
colonisée ni même administrée, seulement soumise et exploitée ; le Japon même pas soumis, seulement rendu de force un peu plus accueillant
L'expansion occidentale, au XIXe et XXe siècle, contrairement à celle des siècles précédents, a été une conquête presque sans colonisation. Il est parti vers les USA, pendant, la période où a eu lieu cette pseudo colonisation, 20 fois plus d'émigrants qu'on n'a mis de colons dans toutes les colonies. Pourquoi cette dernière vague de « colonisation » si superficielle semble-t-elle avoir laissé des séquelles si négatives ? Ne serait-ce pas, justement, parce qu'elle n'a pas eu lieu ?

Enfin, l'Afrique est isolée sur le plan économique, du fait du manque d'infrastructures, des grandes distances géographiques et des pays intérieurs sans accès à la mer. Ces barrières géographiques isolent une grande partie de l'Afrique, particulièrement des régions rurales, hors des grandes voies du commerce international. Sans les bénéfices du commerce, une grande partie de l'Afrique rurale se débat à un niveau de simple subsistance.
M. Bush peut croire que l'Amérique fait beaucoup pour aider l'Afrique à surmonter ces problèmes, il n'en reste pas moins que l'aide des États-Unis reste minime. La Commission sur l'Afrique de M. Blair, ainsi que le projet du Millenium des Nations unies, ont démontré que l'Afrique a besoin d'environ 50 milliards USD annuels d'aide jusqu'en 2010. La part équitable de l'Amérique dans ce total s'élève à environ 15 milliards USD annuels. Pourtant, l'aide gouvernementale des États-Unis pour l'Afrique se monte à 3 milliards USD annuels seulement, et une grande partie de cette somme couvre les salaires des consultants américains plutôt que les besoins d'investissements de l'Afrique.
Cette somme, ridiculement petite, correspond à trois centimes de dollar américain par tranche de 100 USD de PIB, soit l'équivalent de moins de deux jours de dépenses militaires américaines. Non seulement l'aide américaine ne représente qu'une fraction de ce qu'elle devrait être, mais les arguments américains sont également faux quand il s'agit d'expliquer le manque d'aide.
M. Bush et d'autres sous-entendent que l'Afrique gaspille ses aides dans la corruption. Cependant, les pays africains pauvres et à petite croissance tels que le Ghana, le Sénégal, le Mali, le Bénin et le Malawi sont classés parmi les pays les moins corrompus que les pays asiatiques à forte croissance tels que le Vietnam, le Bangladesh et l'Indonésie. En effet, la propre initiative américaine, le Millenium Challenge Account, a déjà reconnu ces pays africains pour leur forte gouvernance. La bonne gouvernance est évidemment un élément essentiel en Afrique et ailleurs, mais la corruption ne doit pas être utilisée comme une excuse pour ne pas aider l'Afrique.
"Distribuer des moustiquaires aux populations pauvres"

# Posté le vendredi 10 août 2007 21:11

Cessez de vouloir "sauver" l'Afrique !

Cessez de vouloir "sauver" l'Afrique !
Dans le domaine de la famine, il faut aider l'Afrique à réaliser sa propre Révolution verte. Les pays riches devraient aider les fermiers africains à utiliser des variétés de graines améliorées, plus de fertilisants et une meilleure gestion de l'eau, telle que l'utilisation de l'irrigation à petite échelle. Les techniques sont connues mais les fermiers africains sont trop pauvres pour démarrer cette activité.
En aidant toujours plus les fermiers africains à produire plus de nourriture (au lieu d'expédier des aides alimentaires depuis les États-Unis), il serait possible de doubler, voire tripler le rendement des récoltes. Pour ce qui est des maladies, le paludisme pourrait être contrôlé dès 2008 à l'aide de méthodes ayant fait leurs preuves et peu coûteuses.
Mais, une fois de plus, l'Afrique ne peut se les offrir. Notre premier objectif devrait être de distribuer des moustiquaires traitées durablement à l'insecticide à toutes les populations pauvres d'Afrique dans les 4 ans qui viennent. Certaines estimations montrent que l'Afrique a besoin d'environ 300 millions de moustiquaires, pour un coût de 10 USD par moustiquaire (port compris), soit une somme de 3 milliards USD.
Ce coût pourrait être étalé sur plusieurs années. De plus, l'Afrique a besoin d'une aide médicale pour les médicaments contre le paludisme, l'équipement de diagnostic et la formation des travailleurs médicaux dans les communautés. Pour ce qui est de son isolation économique, l'Afrique a besoin des infrastructures fondamentales, de routes et de ports, et il y a là également la possibilité d'une « progression par dépassement » du point de vue technologique.
La connectivité internet et cellulaire pourrait permettre d'entrer en contact dans toute l'Afrique à moindre coût, pour mettre fin à l'isolation économique de centaines de millions de personnes. Certaines estimations raisonnables affichent des coûts avoisinant le milliard de dollars pour déployer un réseau de fibres optiques à travers toute l'Afrique qui permettrait d'apporter la connectivité internet et le téléphone sur tout le continent, dans toutes les villes et tous les villages.
L'Afrique est prête à se libérer de la pauvreté si les États-Unis et les autres pays riches l'y aident. L'Europe semble prête à faire plus, tandis que les États-Unis semblent rester l'obstacle principal. Le sommet du G8 offre l'occasion pour les États-Unis, qui dépenseront 500 milliards USD dans le militaire cette année, d'offrir une contribution durable, et certainement rentable à la sécurité mondiale en sauvant des millions de vies en Afrique et en aidant ses populations à sortir de la misère.
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# Posté le vendredi 10 août 2007 21:09

C'est un produit traditionnel inventé par Nlandu Wa Mpezo, naturothérapeute

C’est un produit traditionnel inventé par Nlandu Wa Mpezo, naturothérapeute
Le Centre de médecine ultra- traditionnelle du Congo (MUTRAC) a guéri une Suédoise qui souffrait d'un cancer de la gorge, après que le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Stockholm a échoué dans ce traitement, a appris mercredi la PANA, auprès de l'ambassade de Suède à Kinshasa.

C'est un produit traditionnel inventé par Nlandu Wa Mpezo, naturothérapeute et responsable dudit centre, qui a opéré cette guérison, indique la même source.

Rentrée depuis le 12 juillet dernier, pour 3 mois en Suède, Mme Marianne Pierce, la quarantaine révolue, aurait créé l'étonnement des différents médecins du CHU de Stockholm qui l'avaient examinée dans son état antérieur, surpris de la voir pétillante de santé, lors d'un contrôle médical auprès d'eux en vue de s'assurer techniquement de son rétablissement physique.

Abordé par la PANA, le naturothérapeute Nlandu Wa Mpezo, a indiqué que le centre est d'abord spécialisé dans la réhabilitation du système immunitaire du genre humain appelé "Nkama Songo" et qui traite plusieurs maladies du corps humain.

Durant les années 80, renseigne-t-il, sa thérapie était venue à bout de l'asthme dont souffrait depuis son enfance un responsable de l'ambassade des Etats-Unis à Kinshasa. une importante liste d'autorités tant politiques que militaires et même de grands médecins congolais ayant recouvré la santé grâce à "Nkama Songo" est disponible au centre MUTRAC.

M. Nlandu Wa Mpezo a, à cette occasion, lancé un appel au gouvernement congolais et à la communauté internationale, pour doter son "Centre des maladies difficiles", de matériels et infrastructures convenables.

Diffusez ces messages et informations autour de vous et agissez individuellement ou collectivement. Le silence est une forme de complicité! DRESSONS NOS FRONTS LONGTEMPS COURBES! *
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# Posté le vendredi 10 août 2007 19:45